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lille3000 – Eldorado : A la Conquête de l’Art du samedi 15 au dimanche 16 juin 2019

Samedi 15 et dimanche 16 juin 2019, 21 galeries d’art adhérentes de l’association Lille Art Galleries vous emmènent, le temps d’un week-end, à la quête de votre Eldorado. Laissez-vous guider. A la conquête de l’art, c’est 21 expositions, dont une nocturne, deux déambulations musicales, des visites guidées par un passionné de l’art : Didier Vesse (Directeur Artistique des foires d’art contemporain). C’est aussi un temps de rencontres, du partage et d’émotion autour d’une question commune : Et vous, quel est votre Eldorado ?

Toutes les galeries situées dans le Vieux-Lille ouvriront leur porte à l’occasion de cet événement. 8 galeries d’art situées à Haubourdin, Marcq-en-Barœul, Béthune et le Touquet exposeront leurs œuvres dans l’enceinte du Musée de l’Hospice Comtesse, salle Desmet.

Samedi 15 et dimanche 16 juin 2019 de 11h30 à 13h
Parcours rythmé avec la Barraca Zem – Gratuit
Départ : Musée de l’Hospice Comtesse

Samedi 15 juin 2019 à 16h & dimanche 16 juin 2019 à 15h30
Visites guidées des galeries animées par Didier Vesse – Gratuit
Départ : Musée de l’Hospice Comtesse

 

Et aussi :
Musée de l’Hospice Comtesse
Intenso/Mexicano
Terre et Liberté !
Parmi les mythes qui façonnent, encore aujourd’hui, l’imaginaire mexicain, la Révolution de 1910 s’avère l’un des plus puissants. À cent ans à peine du conflit armé qui opposa à la dictature de Porfirio Díaz libéraux et anarchistes, puis les leaders agraires Zapata et Villa, et qui plongea jusqu’en 1917 le pays dans la guerre civile, la consigne « Terre et liberté ! » fait écho à maintes revendications actuelles : le droit à la terre, certes, mais aussi à l’eau, à l’éducation, aux garanties individuelles…

Une nature flamboyante ou aride à l’échelle démesurée (le territoire mexicain fait trois fois celui de la France) connote la terre nourricière et à la fois indomptable. Les peintres du début du XXème siècle dénoncent la misère et les révoltes paysannes ; ils prônent surtout la dignification de nouveaux archétypes : la mère, l’agriculteur, la femme du peuple au combat, la maîtresse d’école, le prolétaire… Plus tard, et en réponse aux effets de l’exode rural vers la mégalopolis et de la migration aux États-Unis, d’autres types issus de l’indigence et des inégalités sociales viendront compléter la liste, avec l’enfant des rues notamment. Triomphe et paradoxes de la Révolution…

Corps à corps
Tout au long du XXème siècle, le portrait porte aux nues certaines valeurs identitaires qui marquent profondément la sensibilité du public mexicain. La sensualité et un brin d’excès catalysent les qualités que l’on exige de la représentation de la beauté, au-delà de toute hiérarchie de classe, de coutumes ou d’ethnie. C’est la fusion organique de l’individu avec son sang, son terroir et l’énergie cosmique que soulignent les artistes : la caresse orgasmique des vagues ou, plus prosaïquement, le goût du costume régional et des ornements préhispaniques. Cette mise en scène du modèle schématise bien sûr un rapport idéalisé à autrui. C’est dans ces jeux de miroir que s’inscrivent les avatars de la séduction, quoique pas forcément par rapport au sexe opposé. Avec la libération sexuelle, l’émancipation féminine et les contrecultures de 1968 et du rock, les artistes osent évoquer des préférences demeurées longtemps taboues. Cette approche érotique revêt souvent l’aspect d’un hommage aux régions reculées du pays, en particulier Oaxaca où persistent les traditions ancestrales, comme le matriarcat, le syncrétisme religieux et un sens aigu de la fête.

Rêves Incarnés
La permanence de rites archaïques et l’influence du surréalisme (Breton, Artaud et Péret ont séjourné au Mexique, terre d’accueil de réfugiés de la Seconde Guerre mondiale) assurent bonne fortune aux métamorphoses de l’inconscient par l’image. Héritage des cultes animistes que la Conquista des rois catholiques espagnols n’est guère parvenue à éliminer, cinq siècles plus tard les hybrides, zoomorphes et anthropomorphes, enrichissent un répertoire visuel chargé d’onirisme et de fantasmagories. On y perçoit une obsession de la mort, qui combine la fascination de l’au-delà et l’expression de pulsions de toutes sortes, notamment l’instinct de violence porté à des degrés variés. C’est le même élan spirituel nuancé de soif de primitif qui pousse nos contemporains à poursuivre, dans les recoins idylliques, la promesse d’un nouvel Éden ou d’un Eldorado que le Mexique parvient encore à tenir.

 

Tlacolulokos Visualizing Language : Oaxaca in L.A
Le collectif Tlacolulokos, du nom de leur ville natale de Tlacolula dans l’État de Oaxaca au Mexique, est composé de Javier Dario Canul Melchor, né en 1984, et Cosijoesa Eleazar Cernas Garcia, né en 1992. Leur démarche figurative et leurs œuvres s’inscrivent dans différents lieux et espaces (musées, rues, bibliothèques…). Ils axent leurs travaux sur des réflexions sociales locales qui touchent aux problématiques universelles socio-culturelles et à la mise en valeur de leurs origines indigènes.

L’exposition Visualizing language: Oaxaca in L.A permet aux visiteurs de découvrir une série de peintures surdimensionnées dont les sujets sont des immigrés et enfants d’immigrés issus de quartiers défavorisés de Los Angeles. Ces œuvres empruntent leur langage plastique tant à la peinture classique qu’aux codes de la culture urbaine. « C’est une représentation des enfants d’immigrés qui sont nés ici », déclare Canul à propos du jeune garçon représenté. « Beaucoup d’immigrants vivent dans des quartiers pauvres et dangereux. Ils veulent quitter leur quartier, mais beaucoup finissent par rester ».

Musée de l’Hospice Comtesse
32, rue de la Monnaie
Horaire : 10h à 18h
Tarifs : 7€ (plein) / 5€ (réduit)
Découvrez notre article sur les expositions lille3000 à Lille

 

Solid’Art
Pour la 5ème année, le Secours Populaire du Nord réinvesti le Palais Rameau de Lille (39 boulevard Vauban) pour « Solid’Art », une grande expo-vente d’art contemporain, gratuite et ouverte à tous, qui prendra place les vendredi 14, samedi 15 et dimanche 16 mai 2019. Cette année 130 artistes solidaires sont attendus.

Peintres, street artistes, plasticiens, sculpteurs, photographes saura séduire un public éclectique, des amateurs d’art aux simples curieux. Tout au long du weekend, des animations seront mises en place pour faire vivre l’événement.

 

Palais Rameau
39, boulevard Vauban – Lille
Entrée gratuite
Jours et horaires d’ouverture :
– vendredi 14 juin 2019 de 16h à 22h,
– samedi 15 juin 2019 de 10h à 19h,
– dimanche 16 juin 2019 de 10h à 19h.
Site internet de Solid’Art 2019

 

Carlos Amorales – Protesta Fantasma

 

L’artiste mexicain interroge la place de l’individu dans le monde, ses craintes, ses questionnements et aspirations.

 

 

Espace Le Carré
30, rue des Archives – Lille
Entrée gratuite
Jours et horaires d’ouverture :
– samedi 15 juin 2019 de 14h à 19h,
– dimanche 16 juin 2019 de 10h à 13h et de 15h à 18h.

 

Soundwalk Collective, Angry God

Une installation sonore qui transpose la jungle amazonienne (figure d’un eldorado à la biodiversité unique) dans une jungle urbaine. Le visiteur est plongé en pleine ville au coeur d’une bande sonore enregistrée aux confins de l’Amazonie, à la frontière entre le Brésil et le Pérou.

 

Église Sainte Marie-Madeleine
27, rue du Pont Neuf – Lille
Entrée gratuite
Horaire : 14h à 18h

 

A propos de Damien

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