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Lille Métropole 2020 – Capitale Mondiale du Design : Jusqu’au 15 novembre, le TriPostal de Lille accueille les expositions Designer(s) du Design & Sens Fiction [Annulé]

Suite au confinement, les expositions sont annulées.

Jusqu’au 15 novembre 2020 dans le cadre de Lille Métropole 2020 – Capitale Mondiale du Design, le TriPostal de Lille accueille les expositions Designer(s) du Design & Sens Fiction.

 

Exposition Designer(s) du Design
Réalisée en concertation avec les figures du design contemporain, cette exposition présente plus de 70 designers, leurs projets, les démarches de design en entreprise, mais surtout les manières dont les designers créent, s’impliquent, transmettent et produisent le « nouveau » dans une diversité de pratiques.

Les designers présentés ici illustrent l’esprit universel français, car ils sont à la fois des designers auteurs (ils ont des propositions à faire), des designers impliqués (ils souhaitent les partager avec le plus grand nombre autant qu’ils expérimentent) et des passeurs (ils participent à la construction de leur discipline, par leurs activités, leurs pratiques, leurs enseignements. Ils ont formé, transmis, aidé ou inspiré les générations suivantes).

Après une présentation des figures et des maîtres, à la modernité toujours actuelle, qui ont contribué à la spécificité du design en France tels que Pierre Paulin, Charlotte Perriand, Roger Talon, Jean Prouvé ou Marc Berthier, vous pourrez découvrir les projets de plus de 70 designers : Philippe Starck, Jean-Marie Massaud, Matali Crasset, Mathieu Lehanneur, Inès Le Bihan, Isabelle Daëron, Constance Guisset, les 5.5, mais également les projets pour le métro du Grand Paris de Ruedi Baur et Patrick Jouin. Antoine Fritsch, Normal Studio et elium, Stéphane Bureaux, Pierre Charrié, Clémentine Chambon, Jean-Baptiste Fastrez illustreront le renouveau du design de qualité. Les démarches de management du design en entreprise seront également présentées avec Philippe Picaud, Anne Asensio de Dassault Systèmes, Emerson Delcourt et les équipes de Decathlon, Sylvain Grandpierre et les démarches d’aménagement urbain de JCDecaux et Kim Helmbold de SEB, pionnière du design en France. Enfin les explorations des nouveaux champs du design seront exposées avec Figs, Ici La Lune, Étienne Mineur, BigBang Project, Cyril Daigne ainsi que les démarches d’intérêt général et sociale avec Grrr, Les Sismo, Faltazi, WeThinkDesign…

Entre émerveillement, engagement et utilité, si la France n’est pas à proprement parlé un pays de design, elle est à coup sûr un pays de designers dont Lille Métropole 2020 – Capitale Mondiale du Design vous invite à venir découvrir les propositions et le talent.

 

Initier
Le design tel que l’on pratique aujourd’hui est issu de l’après-guerre. Les figures iconiques, véritables Maîtres du Design présentées ici en ont dessiné les contours, en France. Jacques Viénot s’est battu pour une pensée autonome de l’esthétique industrielle. Charlotte Perriand a assuré la transition entre la décoration et l’équipement de la maison. Jean Prouvé a tissé les liens entre l’atelier, la conception et l’industrie. Roger Tallon, designer, a façonné les paysages hexagonaux avec ses trains. Pierre Paulin et son agence Adsa ont inventé le style de la modernité française autant que le design management. Marc Berthier, quant à lui, a défini le projet de design au contact des cultures italienne et américaine de l’industrie et de la distribution. Dernier géant, il a formé une grande partie des designers contemporains. Enfin à l’aune de la désindustrialisation française, Savinel et Rozé, praticiens rigoureux, incarnent les derniers designers industriels, avant le temps de l’image.

 

Aménager
Faire la ville, c’est organiser et donner forme au cadre de vie collectif : les places, les rues, etc. Ce, à travers des dispositifs tels que le mobilier urbain (des bancs aux grilles d’arbre, des panneaux d’information aux nouvelles fonctions comme les vélos partagés), qui outre leur utilité, possèdent des fonctions symboliques. Mais cela consiste aussi à organiser les flux et les services de mobilité, les infrastructures de transport contribuant à relier et à assembler les territoires. Dans les années 1970, la RATP et la SNCF ont défini des standards de qualité,l’objet est devenu un système complet, regroupant matériel, information, couleurs, signalétique et éléments d’identité, qu’il s’agit de faire évoluer. Car à la conception de l’espace s’est désormais ajoutée celle du temps et des événements.

L’exposition révèle la démarche design de nombreuses entreprises en matière d’aménagement, parmi lesquelles JC Decaux. Grâce à l’ensemble des expertises de ses équipes et partenaires, l’entreprise adopte systématiquement lors de la conception de ses mobiliers urbains une démarche de Design responsable reposant sur 5 valeurs fortes et indissociables :
– Satisfaire les usages d’aujourd’hui et imaginer ceux de demain, sans jamais opposer l’esthétique à la pratique,
– Embellir la ville en respectant son architecture et son patrimoine,
– Conforter et relayer l’identité du territoire,
– Accompagner les villes dans leur transformation et répondre à leurs multiples enjeux,
– Garantir qualité et sécurité en toutes circonstances, sans concession.
L’entreprise possède une longue tradition de coopération avec designers et architectes : plus de 200 d’entre eux ont travaillé en interaction avec les designers et ingénieurs maison, pour inventer les solutions urbaines présentées dans cette exposition : Abribus®, vélos en libre-service, kiosque, signalétique… et bien d’autres encore.

 

Interroger

Pourquoi faire du design ? Vidéos de 30 minutes
Philippe Starck, matali crasset , Jean-Marie Massaud, Constance Guisset, Mathieu Lehanneur, Clémentine Chambon, Stéphane Bureau, Anne Asensio, Philippe Picaud, Isabelle Daëron, Patrick Jouin, Mathilde Bretillot.

 

 

 

Extra-ordinaire
S’il est un créateur qui démontre à merveille l’absence de limites du design, c’est bien Philippe Starck. Ses projets sont éminemment poétiques et politiques, mais également bienveillants, pragmatiques, généreux et portent sur une grande variété de sujets. Ailleurs, inclassable, inventif, protéiforme, subversif, rebelle, il possède une compréhension de l’époque et une capacité de synthèse uniques. Philippe Starck est un créateur extra-ordinaire.

 

Proposer
Les formes ne doivent pas effacer l’essentiel : le design est avant toute chose une ambition, une mission, portée par une vision de partage et de diffusion de ses actions en série. À travers les idées qu’il porte, l’invention dont il fait preuve, la synthèse créative qu’il réalise, il comble l’écart entre la pure utilité et le désir, afin de proposer, à la différence de l’artisan, le meilleur pour le plus grand nombre. Les objets qui en résultent, induisent ainsi des usages et des pratiques adéquates, avec pour objectif d’améliorer la vie. Ce, le plus légèrement possible. Car nous devons désormais apprendre la frugalité, la gestion des ressources et leur réutilisation.

Pionnier du design en France, le Groupe SEB illustre son savoir-faire au travers de 4 couples de produits « historique-contemporain ». A titre d’exemple, lorsque SEB (Société d’Emboutissage de Bourgogne) commercialise la Super Cocotte en 1953, ce produit amorce une petite révolution. Cet autocuiseur, inédit à l’époque, doit son succès à une démarche de conception nouvelle, alliant intelligence industrielle, attention portée à l’usage et la sécurité acquérant presque immédiatement le statut d’icône populaire. Aujourd’hui, sa version contemporaine, le multicuiseur électrique Cookeo Touch Moulinex, offre une interface tactile, s’appuyant sur les technologies digitales tout en restant fidèle au design des précédentes générations.

Kim Helmbold est Directeur du Design au sein du Groupe SEB. Son travail intègre une démarche de conception inclusive et humaine tout en contribuant à des expériences de marques cohérentes et holistiques.

Decathlon est également contributeur de produits iconiques :
L’un d’entres-eux, l’Easybreath, a révolutionné la pratique du Snorkeling en devenant le 1er masque facial inventé au monde. L’idée de départ est simple, permettre au plus grand nombre de voir et respirer dans l’eau comme sur terre ! Grâce à l’Easybreath, la respiration se fait par le nez et la bouche de manière naturelle. Le champ de vision panoramique à 180° offre une visibilité parfaite. La buée est totalement éliminée grâce à un double flux d’air. Pour garantir que l’eau ne rentre pas par le tuba, le masque Easybreath est équipé d’un mécanisme qui obstrue le haut du tuba lors de l’immersion. La partie submergée du tuba est teintée en orange, pour être plus visible.

 

Émerveiller
Les formes incarnent des fonctions, mais également des idées, des concepts, des sentiments. Elles s’adressent à nos sens, souvent à notre intelligence. Elles nous inspirent de l’étonnement, des émotions et de l’émerveillement. Les objets, en effet, ne sont pas qu’utilité et usages. Ils parlent de nous tout autant qu’ils nous parlent. Qui peut dire que le désir n’est pas utile ? Désir de vies meilleures, plus équilibrées, de moins d’illusions, de plus d’accomplissement, d’humanité, d’une existence sensée, etc. Nous nous devons désormais d’émerveiller ces enjeux.

 

Surprendre
Inventer une façon de traverser la rivière plutôt que de dessiner un pont : le designer pose autant de questions qu’il fournit de solutions. Il est une force de proposition. Il explore ainsi le nouveau, invente, crée, expérimente ou réinvente ce que l’on pensait connaître. Car le design est un outil puissant, avec lequel l’homme façonne autant ses outils que son environnement. Ce faisant, il brouille les frontières entre créateurs, artisans et industriels, entre utile et inutile, entre beau et bon, entre léger et durable… Comment alors penser en boucle neutre, en symbiose plutôt qu’en chaîne de valeur ? Faut-il consommer pour vivre ? Comment bien vivre ? Autant de questions que posent les designers et auxquelles leurs projets proposent des réponses possibles.

 

Interagir
Cent ans après la révolution industrielle, qui a donné naissance au design, la révolution numérique a profondément élargit le rôle et le potentiel des objets. À la fois biens et services, ceux-ci prolongent le projet du design, en ouvrant une palette de possibles nouveaux, tant en termes d’information, d’étonnement, de jeu, d’éducation, que de création de relations entre les personnes. Ils génèrent d’autres modes de compréhension, d’action. Ainsi, le numérique n’est pas une solution, mais bien le moteur d’une transformation durable du monde.

À titre d’exemple, le prototype de chaise TAMU est issu d’une collaboration entre les designers Anne Asensio et Patrick Jouin. Élaborée grâce à la plateforme 3DEXPERIENCE développée par Dassault Systèmes, cette chaise légère, pliable et imprimable en 3D, est à l’origine d’une esthétique nouvelle et organique. TAMU est le fruit d’un dialogue fructueux et radicalement novateur avec les technologies les plus avancées.

La matière se fait virtuelle, les gestes du designer-artisan sont augmentés par les solutions techniques et un environnement scientifique. Une démarche prospective qui met les capacités de la science et les savoirs de l’industrie au service d’un usage humain et sensible de la technologie, à travers le savoir-faire et l’imagination du designer.

Anne Asensio est vice-présidente Design Experience chez Dassault Systèmes et collabore avec les industriels et créateurs les plus innovants.

 

Rassembler
Être ensemble, assembler, rassembler, unir ce qui est épars : le design possède la capacité de créer du lien, de définir, de mettre en scène et de dessiner des lieux et des biens communs. Entre situations, services et objectifs nouveaux, le projet s’attache ainsi aux fonctions sociales symboliques, aux représentations, pour incarner un collectif durable. Nous devons désormais mener la conquête vitale de l’acceptation nos propres limites. Pour cela, comment construire de nouveaux récits partagés, comment effacer nos traces ? Les designers rassemblés ici s’emparent de ces questions, au service de l’intérêt général, pour un monde plus habitable.

 

 

Exposition Sens Fiction

 

L’exposition enquête sur les apports de la fiction dans l’anticipation des usages; dans le laboratoire, l’approche du designer est mise au service des imaginaires désirables.

 

 

 

Sapiens se la raconte – La place de l’imaginaire dans l’odyssée des futurs
Pour se saisir de l’importance des récits partagés dans nos vies, la première partie de l’exposition (une introduction) donne la parole à des spécialistes du langage, anthropologues, historiens, philosophes, etc. qui nous racontent la place des imaginaires dans l’odyssée des futurs. Cette diversité de points de vue agencés offre au public le moyen de se forger sa propre opinion sur l’influence de la fiction.

 

Le futur se design – La naissance de la Science-Fiction avec Hugo Gernsback
L’exposition consacre une salle à Hugo Gernsback. Si son nom nous est peu familier, nous lui devons la diffusion des imaginaires du futur technologique dans la culture populaire.

De fait, brillant admirateur du merveilleux scientifique (et notamment de H. G. Wells et de Jules Verne), Hugo Gernsback est un ingénieur ayant une foi absolue dans le progrès technologique.

Hugo Gernsback est également éditeur de magazines d’anticipation; et c’est d’ailleurs dans les centaines de Pulp (publications peu coûteuses très populaires aux États-Unis) qu’il développe sa vision à la croisée de la science et de la fiction. Il y déploie des visions radieuses du futur, portées par le progrès de la machine, incarnées par des récits du quotidien. C’est d’ailleurs dans l’une de ses publications (Science and invention, Août 1929) que l’on repère pour la première fois le terme « scientifiction », qui préfigure la mise en fiction des progrès scientifiques. Dans les années 1930 à 1950, il participe à développer l’âge d’or de la science-fiction en produisant cet abondant réservoir de promesses et de prouesses.

Dans la pièce qui lui est dédiée, le public pourra découvrir une grande sélection de couvertures de magazines aux illustrations visionnaires, ainsi que de nombreuses inventions d’usages connectés pour le quotidien, brevetés par l’ingénieur tout au long de sa vie.

 

Design & Fiction – Exploration des imaginaires du futur au XXème siècle
La fiction nous permet d’imaginer des choses et de le faire collectivement. Les récits du futur visent à spéculer sur un monde qui pourrait être et forgent des trajectoires collectives. Ces récits se développent dès la révolution industrielle; la technologie y prend une place centrale et notamment dans l’amélioration de nos vies quotidiennes. Dès lors, il s’agit bien de s’engager sur la position délicate que prennent les hommes dans leur environnement (sujet de design) et ce dans un monde en mouvement.

Dans la plus grande salle de l’exposition, les visiteurs sont conviés à déambuler dans une installation artistique monumentale, faite de structure d’échafaudage supportant des écrans. Chaque dispositif diffuse une série de compositions audiovisuelles qui éclairent des visions convergentes du futur. Au fil de la visite, le public explore ainsi, à son rythme et dans le sens qu’il souhaite, les relations entre les imaginaires du futur (fiction) et la conception de nos environnements de vie (design) en trois façons :
– La fiction au service de l’industrie
– Fictions d’anticipation et émergences de nouveaux usages
– Le design comme outil critique et spéculatif

 

Le Laboratoire Sens-Fiction – Le design en quête de futurs désirables
Quels futurs souhaitons-nous ?
Convaincus que les imaginaires du siècle dernier ne feront bientôt plus rêver, que de nouvelles histoires et de nouveaux imaginaires sont à inventer, la dernière partie de l’exposition est consacré à l’exploration de futurs désirables.

Le Bureau des usages, cellule de maîtrise d’usage intégrée à RF Studio, se transforme en incubateur d’imaginaires alternatifs. Auteurs, experts, penseurs et acteurs du quotidien sont invités à imaginer, à nos côtés, des pistes d’avenirs incarnés par des personnages vivant dans le futur. Cinq piliers thématiques (énoncés ci-dessous) guident notre réflexion collective afin de trouver des prises nouvelles de futurs alternatifs.

Nous endossons ici le rôle du designer, du chercheur et du terrien, pour anticiper et fictionnaliser de nouvelles façons d’être au monde, persuadés que la narration reste le meilleur outil d’inspiration, de persuasion et d’action, que l’humanité ait inventé.

Après cette vaste exploration des futurs du XXème siècle que propose l’exposition, le public pénètre donc dans une salle immersive, dans laquelle un dispositif audiolumineux diffuse les témoignages de personnages qui nous partagent, à travers leur expérience de vie des soixante prochaines années, de nouvelles façons de se projeter dans le monde à venir. Ces récits écrits par une diversité d’auteurs reconnus et produits par le studio Adorable en collaboration avec RF Studio, sont conçus grâce au soutien des partenaires de Lille Métropole 2020 – Capitale Mondiale du Design.

 

Infos pratiques
TriPostal
Avenue Willy Brandt, Lille
Expositions : 10€/7€
Horaires d’ouverture :
– du mercredi au dimanche, de 13h à 19h
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Source : lille3000 – Photos et images : © Zoom Sur Lille

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